Maire-info
Le quotidien d’information des élus locaux
Édition du mercredi 6 décembre 2000

Inversion : les Français n’ont pas une idée très arrêtée, selon les sondages

Un sondage BVA pour Paris-Match, réalisé les 1er et 2 décembre auprès d'un échantillon de 949 personnes, indique que pour 41 % des Français cette élection présidentielle doit se dérouler comme prévu après les élections législatives, tandis que 32 % souhaitent qu'elle se déroule avant, grâce à une inversion du calendrier électoral de 2002, 27 % n'ayant pas d'opinion. Mais la faible motivation des Français sur ce sujet apparaît à travers le nombre élevé de "sans opinion" ainsi que par la grande variation des réponses d'un sondage à l'autre. Ainsi, dans une enquête IFOP publiée le 29 novembre dans Le Figaro, 64 % des personnes interrogées préféraient que l'élection présidentielle ait lieu en premier. Le principe d'un débat parlementaire sur les institutions a été retenu par le gouvernement qui devrait proposer sa tenue le 19 décembre, au matin, juste avant l'examen, le jour même, des propositions d'inversion du calendrier électoral de 2002. Ce schéma doit encore être confirmé ce mercredi par la conférence des présidents de l'Assemblée nationale, au cours de laquelle est fixé l'ordre du jour de l'Assemblée. Une certaine confusion règne en effet autour de la date exacte de l’examen des propositions de loi. Côté PS, les députés jugent pour leur part impossible que le débat sur le calendrier soit repoussé à janvier, estimant que les chances de faire adopter le texte en seraient diminuées. Le dispositif envisagé par le gouvernement (débat le 19 au matin, puis examen du calendrier dans l'après-midi) a été présenté mardi aux députés PS membres de la Commission des lois. Pourtant, lors de la réunion du groupe mardi, le président du groupe UDF Philippe Douste-Blazy, qui est opposé à l'inversion du calendrier, aurait indiqué que le débat d'orientation aurait lieu les 18 et 19 décembre, et le vote sur le calendrier le 15 janvier. Selon cette même source, le président de l'UDF François Bayrou, qui, avec le soutien de sa formation, défend la modification du calendrier contre Philippe Douste-Blazy et plusieurs députés, aurait dit qu'il était d'accord sur un vote en janvier.

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